Galeristes

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Ils sont Galeristes

Informations

La galerie est ouverte
du mardi au samedi, de 14h à 19h

40, rue Quincampoix
Fr – 75004 Paris

Portrait par Benoît Blanchard

Galerie Catherine Putman

Jacques et Catherine Putman ont marqué leur temps par la pugnacité de leur volonté d'ouvrir la création contemporaine au plus grand nombre. Aujourd'hui Éléonore Chatin, qui a pris la direction de la galerie conservant leur nom, prolonge leur longue action d'éditeur d'estampes et de promotion des œuvres sur papier.

Qui a connu Catherine Putman sait que de multiples vies se conjuguaient dans son activité de galeriste. La force de ses convictions a permis que son nom lui survive. Ce nom dont elle était elle-même dépositaire puisqu'il s'agissait de celui de son mari, Jacques, entre les mains de qui tout avait commencé à la fin des années 1960. À présent, c'est à Éléonore Chatin qu'incombe de dire et, parfois, de dédire la légende de la galerie. Entre les deux femmes la transmission s'est faite à la manière d'une succession. Au décès de Catherine Putman en 2009 nulle autre aurait pu continuer à promouvoir ses activités ; car nulle autre avait appris de ses mains l'alchimie si particulière sur laquelle repose le plaisir unique que l'on ressent en pénétrant dans la galerie qu'elle avait créé ; cet air, cette sonorité propre aux lieux chargés d'encre et de papier, qui enveloppe les visiteurs depuis le petit escalier où l'on ne peut se tenir à plus d'une personne de front et qui agit à la manière d'un entonnoir débouchant dans l'espace clair, au calme insoupçonné du premier étage au 40 de la rue Quincampoix. On n'y entend pas comme ailleurs, ici les sons ont un écho qui murmure. Les bruits de l'extérieur y sont extrêmement lointains, non pas par un effet de sourdine ou d'isolation, mais parce que face aux centaines, aux milliers d'heures de travail accumulées dans les tiroirs métalliques ornés de numéros cabalistiques, l'attention du visiteur se tend.

À Éléonore Chatin, donc, de transformer l'héritage en un présent où les projets, les nouvelles collaborations et l'actualité de la galerie renouvellent le foisonnement d'envies qui fut le moteur de l'implication du couple Putman. Chose qui n'est pas évidente quand on sait la patience nécessaire pour nouer les relations de confiance essentielles dans l'édition d'art et parvenir à opérer le très léger basculement de sensibilité indispensable pour qu'un artiste, parfois totalement ignorant des techniques de la chose, mais convaincu par la passion de l'éditeur, accepte de se faire happer par son projet éditorial. Ce qui est vrai pour l'estampe vaut tout autant pour les productions dessinées. Ce n'est pas rien que de pénétrer dans les petits papiers d'un artiste, le contact est infiniment plus fin et l'intimité du dessin exige une connivence que seul un temps long permet d'établir. D'autant que cette spécificité de la galerie Catherine Putman auprès des œuvres sur papier est un engagement tenu ici plus qu'ailleurs, des décennies durant, avant que le marché ne s'empare du dessin et en fasse l'une des plus attractives portes d'entrée pour les nouveaux collectionneurs. Les artistes ont pu y présenter cette part fragile de leur pratique qui en dehors de ces moments était le plus souvent conservée secrète.

La réussite et la pérennité de cet œil reviennent à Éléonore Chatin, à son humilité non feinte et la parfaite compréhension de l'environnement dont elle a la charge.

Elle a su préserver les acquis merveilleux que sont dans l'histoire de la galerie les collaborations avec des artistes aussi extraordinaires et divers que Bram Van Velde, Georg Baselitz, Pierre Alechinsky, Sophie Ristelhueber ou Claude Viallat, tout en accueillant avec la même bienveillance et avec la même assurance de nouveaux artistes. S'il fallait des noms pour évoquer ce nouvel élan il faudrait citer de travail d'Agathe May dont la surface des dessins, tout de méandres composés, ressemble à un jaillissement floral ; celui de Frédéric Poincelet et ses vues d'intérieurs et de paysages nimbés et ratissés par l'encre grasse des stylos Bic qu'il utilise ; ou bien encore ceux de Frédéric Malette et d'Éloïse Van der Heyden qui chacun témoigne de l'accompagnement des enjeux artistiques les plus contemporains par la galerie. Ainsi, trois générations se côtoient chez Catherine Putman, et à sa tête, une personne qui a l'âge, non pas des plus vénérables, mais des plus jeunes, excentrique signe de la vitalité d'un regard qui ne vieillit jamais et du coup, ne se confisque pas. Portrait réalisé dans le cadre de Galeristes 2016

Expositions

Alain Clément, Papiers, 2017
Georg Baselitz, Pied à terre, 2017
Frédéric Poincelet, S NS T TR, 2016
Entre eux et moi, 2016

Artistes

Geneviève Asse

Georg Baselitz

sans-titre-2017
Galerie Catherine Putman
Georg Baselitz
Sans titre, 2017
Eau forte

121 × 80,5 cm

Pierre Buraglio

Balthasar Burkhard

Alain Clément

Tony Cragg

Knopp Ferro

Bénédicte Henderick

Sovann Kim

Imi Knoebel

Urs Lüthi

Frédéric Malette

Agathe May

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Galerie Catherine Putman
Agathe May
Mourir Oui, mais en technicolor, 2016
Xylographie à encrage monotypique sur papier Japon

134 × 89 cm
apres-nous-le-deluge-2016
Galerie Catherine Putman
Agathe May
Après nous, le déluge, 2016
Xylographie en noir et balnc sur papier Japon

122 × 244 cm

Henri Michaux

Bernard Moninot

Keita Mori

bug-report-flux-2017
Galerie Catherine Putman
Keita Mori
Bug Report (Flux), 2017
Fil de coton, fil de soie et crayon sur papier

75 × 57 cm
bug-report-2017
Galerie Catherine Putman
Keita Mori
Bug Report, 2017
Fil de coton, fil de soie et crayon sur papier

56 × 56 cm

Georges Noël

Álvaro Oyarzún

Carmen Perrin

les-cahiers-d-alberto-2011
Galerie Catherine Putman
Carmen Perrin
Les Cahiers d'Alberto, 2011
Revues perforées

Dimensions variables

Frédéric Poincelet

Sophie Ristelhueber

Georges Rousse

Antonio Saura

Gérard Traquandi

Éloïse Van Der Heyden

Bram Van Velde

Claude Viallat