Galeristes

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Ils sont Galeristes

Informations

La galerie est ouverte
du mercredi au samedi,
de 14h à 19h ou sur rendez-vous

122, rue Sainte
Fr – 13007 Marseille

Portrait par Diane Der Markarian

Ouverte en 2014 par Béatrice Le Tirilly et Barbara Satre, la galerie Béa-Ba, située au 122, rue Sainte dans le 7e arrondissement de Marseille, est le B.A.-BA des choses. L’allitération qui lui donne son nom confesse la confrontation des regards de ces deux passionnées, qui guide la voie d’un positionnement engagé pour la peinture contemporaine.

« Être galeriste, c’est un métier. » (Béatrice Le Tirilly)

Après une première carrière professionnelle, Béatrice Le Tirilly, collectionneuse de longue date, se décide à sauter le pas, comme une envie urgente d’ancrer sa sensibilité dans ce pari : ouvrir une galerie. La tentative se concrétise grâce aux conseils sûrs et rassurants de son amie intime Barbara Satre, historienne de l’art, critique et enseignante à l’Université d’Aix-Marseille et à l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence. Peu à peu le soutien évolue en une collaboration fructueuse dans laquelle une tierce opinion formée par leurs conjoints s’immisce et prend part à la définition cohérente d’un cap artistique. Car à la galerie Béa-Ba tout se décide collectivement dans une atmosphère familiale, et autour d’un bon verre de vin – autre passion partagée. La complémentarité des deux femmes s’ouvre volontiers aux jugements éclairés des acteurs du monde de l’art invités régulièrement à prendre part aux évènements de la galerie. La volonté n’est autre que de contrecarrer « le rapport à l’entre soi » si prégnant actuellement selon Barbara Satre.

« Il existe autant de galeries que de galeristes. » (Barbara Satre)

Béatrice Le Tirilly et Barbara Satre entrevoient leur galerie indépendante comme un espace « opératoire » et en « mouvement », un lieu forgé par des liens de confiance et au sein duquel leurs artistes peuvent « s’entendre tant sur le plan humain qu’artistique ». Quoi de plus significatif dès lors pour une collectionneuse et une enseignante en école d’art que de pouvoir répondre présentes et d’accompagner sur le long terme la construction d’une vie artistique confirmée ou naissante. Les galeristes sont des passeurs, ne l’oublions pas. Ce rapport au temps dicte la ligne défendue par la galerie Béa-Ba, qui alterne entre des expositions monographiques et duo show d’artistes reconnus et émergents. Les deux galeristes ont pour modèle de référence les figures historiques de la scène artistique tant parisienne que marseillaise, à l’image de la Galerie Jean Fournier fondée en 1954 ou de la Galerie Athanor fondée dans les années 1970 par Jean-Pierre Alis. Leurs intérêts s’axent vers les artistes du bassin méditerranéen, mais n’excluent pas une ouverture aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. L’engagement se poursuit au-delà de l’exposition et intègre par étapes successives toutes les dimensions du travail d’un artiste : soutien éditorial, dossiers d’acquisitions, foires...

Parmi le dessin, l’aquarelle et la sculpture, c’est la peinture qui rapproche les deux générations d’artistes distinctes de la galerie Béa-Ba. D’un côté, celle du groupe Supports/Surfaces, avant-garde des années 1960-1970, auprès duquel Barbara Satre s’est en partie formée et de l’autre, la création récente, soutenue depuis toujours par Béatrice Le Tirilly. Sous fond d’un perpétuel (re)questionnement du médium, les œuvres de Pierre Buraglio, Claude Viallat, Stéphane Bordarier et Jean Laube, jouxtent celles de Giulia Andreani, Armelle de Sainte Marie, Nicolas Pincemin et Anthony Vérot, pour ne citer qu’eux. C’est au travers de cette juxtaposition des regards, dans ce rapport d’échanges et d’expériences que se conforte, depuis quatre ans, l’unité de Béatrice Le Tirilly et Barbara Satre, offrant à la galerie de nouvelles perspectives attrayantes. Toujours dans cette quête – et il nous plaît à le (re)dire – de ce B.A.-BA des choses. Portrait réalisé dans le cadre de Galeristes 2018, avec Jeunes Critiques d'Art

Expositions

Raphaëlle Paupert-Borne, Que se passe t'il encore ?, 2018 © D.Giancatarina
Giulia Andreani, 2018
Nicolas Pincemin, La tentation de l'artifice, 2016
Bernard Pagès, En regard, 2016
Anthony Vérot, 2015
Claude Viallat, 2015

Artistes

Arthur Aillaud

sans-titre-2017
Galerie Béa-Ba
Arthur Aillaud
Sans titre, 2017
Huile sur toile

100 × 73 cm

Giulia Andreani

bg-au-coucher-de-soleil-romain-2018
Galerie Béa-Ba
Giulia Andreani
BG au coucher de soleil romain, 2018
Acrylique et huile sur toile

27 × 35 cm
scrotocrazia-2018
Galerie Béa-Ba
Giulia Andreani
Scrotocrazia, 2018
Aquarelle sur papier

31 × 23 cm
sans-titre-2016
Galerie Béa-Ba
Giulia Andreani
Sans titre, 2016
Aquarelle sur papier

31 × 23 cm

Dominique Angel

Frédéric Arcos

Stéphane Bordarier

Marie-Claude Bugeaud

Pierre Buraglio

Claude Buraglio

Claire Colin-Collin

sans-titre-2018
Galerie Béa-Ba
Claire Colin-Collin
Sans titre, 2018
Acrylique sur toile

70 × 60 cm
sans-titre-2018
Galerie Béa-Ba
Claire Colin-Collin
Sans titre, 2018
Acrylique sur toile

30 × 24 cm

Armelle de Sainte Marie

Didier Demozay

Marie Ducaté

Denis Laget

Jean Laube

lus-n-06
Galerie Béa-Ba
Jean Laube
Lus N°06
14 × 11 × 8 cm
lus-n-08-2017
Galerie Béa-Ba
Jean Laube
Lus N°08, 2017

Matthieu Montchamp

Bernard Pagès

Raphaëlle Paupert-Borne

Galerie Béa-Ba
Raphaëlle Paupert-Borne

Nicolas Pincemin

diedres-jaunes-2018
Galerie Béa-Ba
Nicolas Pincemin
Dièdres Jaunes, 2018
Tapisserie

130 × 130 cm

Jean Rault

Julia Scalbert

sans-titre-2015
Galerie Béa-Ba
Julia Scalbert
Sans titre, 2015
Grès

10 × 15 × 12 cm

Delphine Trouche

Paul Vergier

nature-morte-2018
Galerie Béa-Ba
Paul Vergier
Nature morte, 2018
100 × 105

Anthony Vérot

sans-titre-2017
Galerie Béa-Ba
Anthony Vérot
Sans titre, 2017
Huile sur lin

31 × 31 cm
isabelle-devant-une-fenetre-2018
Galerie Béa-Ba
Anthony Vérot
Isabelle devant une fenêtre, 2018
100 × 81 cm

Claude Viallat

Ulrich Wellmann